Le blog de Jeannine Dion Guérin

24 mai 2020

Louis Delorme - mail de Jeanne Champel Grenier

Jeanne Champel Grenier écrit à Jeannine Dion-Guérin qui a dédié un de ses poèmes, Le « Saut de l'ange », à Louis Delorme dans Et que la joie demeure.

UN GRAND MERCI A VOUS CHERE JEANNINE!
Louis n'en finit pas de témoigner de sa vie discrète, créative et approfondie mise au service de la poésie en tant que lien ; il continue à m'étonner de part les ramifications silencieuses , souterraines parfois ( un peu comme le mycélium de nos forêts ) et puis tout à coup  : apparition d'un champignon  délicieux qu'on appelle ''chanterelle'' chez nous, et qui s'offre à vous en toute naïveté et fraîcheur...  ainsi m'apparaissez-vous à 87 ans avec la candeur d'une vie de sous-bois à l'abri du soleil ( des projecteurs) qui calcine ; nous sommes tous si vulnérables et immortels à la fois dans notre grand rêve de beauté fraternelle !
Je suis très heureuse de cette rencontre ; Louis n'en pense pas moins, depuis sa photo au-dessus de mon bureau, avec son regard espiègle et ce petit sourire plein de gentillesse que vous connaissez.
Avec toute mon amitié
Jeanne (mail du 22 mai 2020)


  Mise en ligne de cette page : 24.05.20. Echange par mails reproduit avec l'aimable autorisation de Jeanne Champel Grenier avec tous nos remerciements.


23 mai 2020

L’Onde Poétique – Dis-moi ta poésie - 4 juin 2020

ANNONCE D'ÉMISSION DE RADIO

L’Onde Poétique – Dis-moi ta poésie :

Et que la joie demeure : rencontre avec Jeannine Dion-Guérin

Animatrices de l'émission : Marie-Stéphane Vaugien
avec la participation exceptionnelle de Nathalie Cousin
Technicien : Michel Cousin

Diffusion le jeudi 4 juin 2020 sur idFM 98 FM Radio Enghien de 21h à 22h

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Jeannine Dion-Guérin, spectacle "Le loup", Briqueterie de Montmorency, avril 2018

Dans cette émission, Jeannine Dion-Guérin nous présente son dernier livre paru en mars-avril 2020 chez Éditinter : Et que la joie demeure, somme et sommet de toute son oeuvre, de son style et de sa vie de poète.
« Pleurer, se révolter mais unir toutes expériences, joies, peines, jouissances, en un bouquet unique de poésie. Ce livre se veut "hymne à la Joie" rythme plus que notes. Est-ce la raison pour laquelle un lecteur qualifie son écriture de : "plume incarnée dans une rythmique d'Andante romantique". Ce que son auteur, ayant travaillé avec de nombreux peintres, complète en disant : "sous le signe du pinceau".» (Et que la joie demeure, 4e de couverture)


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Note biographique
Née en 1933, orpheline de mère et père à l’âge de deux et sept ans, contemplation et créativité serviront d’antidote à la solitude de l’enfant. Des encouragements d’artistes, écrivains et peintres lui permettront de découvrir que la poésie peut être à la fois résilience et mission. Elle la servira donc par l’animation dans les écoles, la scène, la rédactions d’articles, conférences, productions et animation de l’émission : En vers et avec tous » sur idFM 98 FM Radio Enghien et autres activités…
Son œuvre et ses actions, dont le Concours international de Poésie pour le Centenaire de Van Gogh en 1990, lui vaudront la reconnaissance de hautes notabilités, dont la Présidence de la République, et le « Grand Prix de Poésie Léopold Sédar Senghor » attribué par le Cénacle Européen en 2010.

Bibliographie
Et que la joie demeure, illustrations de Wilfrid Ménard, Éditinter, 2020.
Lumière des mots : poèmes de Jeannine Dion Guerin sur des tableaux de Casimir Farley, préface de Michel Bénard, Éditinter, 2018.
À l'ombre du baobab : rencontre du poète Léopold Sédar Senghor, présentation de Henri Arphang Senghor, Éditinter, 2017.
Il fait un temps de tournesol, préface de Michel Bénard, photographies de Dominique Goutal-Guérin et de Michèle Lacker, Éditinter, 2015.
Offre-moi ce oui… , voix et poèmes Jeannine Dion-Guérin, musique et guitare Alain Richou, ill. Wilfrid Ménard, [Eaubonne, RPS-Repro], 2014.
Les sabots de bois vert : hommage au poète Guillevic, dessins de Wilfrid Ménard, Éditinter, 2010.
Petite suite pour une convalescence, illustrations de Wilfrid Ménard, Éditinter, 2008.
Escale à Kélibia,illustrations de Id Yakoubi, [impr. Eaubonne, RPS-Repro], 2008.
Les étoiles ne sont pas toutes dans le ciel, [impr. Eaubonne, RPS-Repro], 2007.
L'écho des nuits, illustrations de Casimir Farley, préface de Maurice Lestieux, Éditinter, 2007.
Sablier des Métamorphoses, illustrations de Wilfrid Ménard, préface de Jean Joubert, Éditinter, 2005.
Le tracé des sèves, 1993, réed. Éditinter, 2003.
Le Signe, quel Signe ou Le guetteur immobile, illustrations de Jacky Duyck, Éditinter, 2002.
Jeux d'osselets, Le G.E.A.I. bleu, la Centaine, Vaison, Bruxelles, 1998.
De chair et de lumière, Namur, Ed. de l'Acanthe, 1997.
Brève la migration, Namur, Ed. de l'Acanthe, 1996.
Mines de fond, Bruxelles, Les Elytres, E. Kesteman, 1994.
Eclats de soleil, illustrations de GEB, [La Ravoire], GAP, 1989.
Le sang des cailloux, [impr. Pierrelaye, Presses d'Offset 14], 1987.
L'amande douce amère, [impr. Pierrelaye, Presses d'Offset 14], 1985.
Vincent, de la toile au poème : hommage à Van Gogh pour son Centenaire, Auvers-sur-Oise, Connaissance de l'art par la poésie, 1990.

Sites internet
Wikipédia
Le blog de Jeannine Dion-Guérin
Le Journal de François
Et que la joie demeure : Annonce de parution sur le site de la Bibliothèque nationale de France
Sur le site d'idFM 
Sur le site de l'Ouvre Boîte à Poèmes

 

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L'arbre de poésie (dessin à l'encre de Chine d'après une gravure, Nathalie Cousin, 23.05.20)


Mise en ligne de cette page : 23.05.20 par Nathalie Cousin.

13 mai 2020

Confidence pour confidence : présentation de Et que la joie demeure

Jeannine Dion-Guérin, Et que la joie demeure, illustrations de Wilfrid Ménard, Éditinter, 2020, 194 p.
ISBN 978-2-35328-196-1 (20 € + 6 € port).

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En lisant ce vingtième ouvrage publié par Jeannine Dion-Guérin, toute son œuvre m’est apparue en filigrane ou encore dans tout son relief, son épaisseur. Tel un faisceau lumineux, il éclaire l'œuvre entière et en constitue la strette magistrale au sens musical en resserrant tous les thèmes, dans la perspective explicitement fournie par le titre : Et que la joie demeure. Celui-ci est donné en référence à Beethoven dans le finale de la Neuvième Symphonie : l'Hymne (ou Ode) à la joie, mais comment ne pas penser également à J.-S. Bach et à son choral « Jesus bleibet meine Freude » qui clôt la cantate BWV 147, Herz und Mund und Tat und Leben (Le cœur, et la bouche, et l'action, et la vie) ? (Sans parler du roman de Giono Que ma joie demeure).

Pour Jeannine Dion-Guérin, « ce n’est pas de la joie spirituelle dont il s'agit, mais de la petite joie quotidienne qui amène à la Joie avec un grand J. Quand on tourne les pages, il y a une espèce de progression rendue visible dans l'hésitation entre, Et que la joie demeure (page de couverture), Et que joie demeure (page de titre), Et que Joie demeure (dans l'envoi final des remerciements). Finalement, le livre signé de cette manière, c’est pour que ce soit la joie du quotidien », le bonheur fait de petits riens, mais scintillant de mille feux.

Jeannine Dion-Guérin nous offre ici son testament littéraire, à l'instar de François Cheng, qui avait souhaité faire de même avec Le Livre du vide médian[1], d'ailleurs présent dans Et que la joie demeure parmi tant d'autres poètes, écrivains, artistes, scientifiques, incluant ses maîtres tutélaires, Van Gogh, Senghor, Darwin.

Comme dans la plupart des recueils de notre poète, les nombreuses citations et dédicaces structurent l'ensemble et permettent un regroupement assez libre des poèmes par grands thèmes récurrents : le cycle de la vie de la naissance à la vieillesse et à la mort, puis à la renaissance, les lois de la nature, le temps qui passe, les saisons, la biodiversité (les oiseaux, les insectes, la girafe...), l'infiniment petit (les bactéries, hommage « À l’unité, diversité, complexité du Vivant »), et l'infiniment grand (le cosmos, les étoiles, les astres), l'ombre, la nuit abyssale, la lumière, la différence, l'amour, la relation à l’autre, la liberté, la résilience, la mémoire, les arts, la beauté, les mots, la poésie.

On pourrait presque suivre la traçabilité de certains de ses thèmes, mots clés, verbes[2], images « analogiques » (Senghor) de prédilection que le lecteur prendra plaisir à découvrir ou redécouvrir dans les recueils précédents, depuis le tout premier : L'Amande douce-amère (1985). Ainsi du thème de l'arbre inauguré bien avant Le Tracé des sèves. Dans Et que la joie demeure elle fait du figuier banian (l’arbre sacré des bouddhistes[3], arbre de la connaissance suprême) son « arbre de poésie », va jusqu'à « se sentir arbre » sans oublier d’adresser une « Ode à feu mon acacia ».

Jeannine Dion-Guérin veut avant tout « laisser trace ». La petite orpheline qu'elle fut « a voulu dire que l’arbre sans racines est profondément implanté maintenant et qu'elle l'a fait pour que ses enfants puissent avoir leurs racines. » Elle lègue ainsi, en plus de 130 nourrissants poèmes, (sa « confiture des mots » pour citer Senghor) « un recensement des idées, des choses qui ont conduit [s]a vie, les idées principales qui ont été le fil d’Ariane, jusqu’à la sortie du labyrinthe. »

On ne peut comprendre en profondeur la poésie de Jeannine Dion-Guérin, si intimement imprégnée du vécu, si l'on ne prend pas en compte cette dimension autobiographique, qu'elle a dévoilée en grande partie dans À l'ombre du baobab : rencontre du poète Léopold Sédar Senghor (2017).  Elle fait sienne la notion de Négritude dans le sens qu'en donne J. P. Sartre : « c'est moins le thème que le style, la chaleur émotionnelle qui donne vie aux mots, qui transmue la parole en Verbe. » S'appuyant sur cette parole biblique « Le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous », Jeannine Dion-Guérin n'a de cesse de nous inviter à une lecture toute en « ressenti », « à fleur de peau » pour entrer complètement dedans, jusqu’à la chair, jusqu'au frisson, à l'ivresse, à l'exultation, au vertige ! Elle dit : « j'ai tenté par ma poésie de faire un lien étroit entre la chair et l’esprit ». Elle finit d'ailleurs Et que la joie demeure par « la corrida des noces païennes de la Chair et du Mot[4] ».

Et s'il est une image que je voudrais garder pour conclure, c'est bien celle de la danse du derviche tourneur qui revient comme un Leitmotiv dans son œuvre et qui, de plus, a partie liée avec la symbolique de l'arbre, reliant le ciel et la terre. « Ainsi les bras ouverts, la main droite tournée vers le ciel et la main gauche vers la terre le derviche symbolisera l’Axe de l’Univers, qui n’est autre que l’Arbre de Vie. A travers l’organe central qu’est le cœur, le chaos du début se transformera en une énergie cohérente, aptitude à recevoir et à donner, qui est l’Amour.[5] »

À propos du poème « Confidence » qu'elle m'a dédié personnellement[6], Jeannine me précise qu'elle « aurait pu se l’offrir à elle-même, mais la vraie joie qui s’impose charnellement de nous, on l’offre à quelqu’un d’autre quand la personne a su faire sienne cette joie-là : la joie qui monte du pied pour toucher tous les endroits du corps. » « Ainsi que Lulli a composé note à note son "Carnaval" pour s'en satisfaire d'abord, puis donner à tous l'envie de danser. »

Quel plus beau message d'amour pouvait-elle transmettre ? C’est la façon même qu'a eu Jeannine de conduire sa vie.

Nathalie Érica Cousin

9-12 Mai 2020



Notes

[1] À (re)lire aussi le très beau texte de François Cheng qui, a posteriori, fait écho en moi aux poèmes de Jeannine : La joie : en écho à une œuvre de Kim En Joong, Éditions du Cerf, 2010.

 

[2] Je me suis amusée à en relever quelques-uns : témoigner (laisser trace), décrypter, danser (tanguer), consentir, célébrer, aimer (caresser, enlacer), offrir, guetter, sentir, germer, oser, hésiter, contempler. Tous sont vecteurs de joie.

 

[3] Une des spécificités du banian est de « développer des racines par ses branches. On ne sait si c’est les racines qui vont vers le haut ou si c’est les branches qui pointent vers le bas. Symboliquement, on peut y voir un lien entre le monde céleste et le monde terrestre, l’arbre permettant d’unir le tout. » Voir aussi photos de l’extraordinaire tête de Bouddha dans un tronc d'arbre, le Wat Mahathat, Ayutthaya, Thaïlande. [ https://theo-courant.com/le-banian-larbre-sacre-larbre-qui-marche/ (consulté 9.05.20) ou sur le site suivant :[  https://fr.123rf.com/photo_16301400_chef-de-gr%C3%A8s-envahies-par-banyan-treethailand-bouddha-.html (consulté 9.05.20) ]

 

[4] Pour approfondir ce vaste sujet voir : Jacques Rancière, La chair des mots : politiques de l’écriture, Galilée, 1998 ainsi que Matthias Vincenot et André Prodhomme, La chair des mots (ou L’art et la manière), Hermann, coll. Vertige de la langue, 2019.

 

[5] Jacques Prévost, « La danse symbolique des derviches », Arts et Sciences, Hommes et Dieuxhttp://jacques.prevost.free.fr/cahiers/cahier_13.htm#a4 Mise à jour de juillet 2017 ] (consulté 9.05.20)

 

[6] J'adresse mes plus sincères remerciements à Jeannine. Notre entretien téléphonique du 6 mai 2020 en partie retranscrit est une source essentielle de cette présentation en partage d’amitié et « complicité ».

 

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Mise en ligne de cette page : 13.05.20

16 avril 2020

Bio-Bibliographie de Jeannine DION-GUÉRIN

 

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BIOGRAPHIE

Jeannine Dion-Guérin, auteur d’une vingtaine de livres ou recueils publiés en France et en Belgique et de deux réalisations à l'usage des enfants d'âge maternel. Conceptrice et réalisatrice du Concours international pour le Centenaire de VAN GOGH en 1990 à Auvers-sur-Oise, sous la présidence de Léopold Sédar SENGHOR (1906-2006) et de l'anthologie numérotée " VINCENT, de la toile au poème ", action saluée par le Président de la République et les plus hautes personnalités du monde littéraire. Secrétaire générale de la Société des Poètes Français en 2000-2001, conférencière, animatrice et réalisatrice de l'émission " EN VERS ET AVEC TOUS " sur RADIO IDFM 98 Enghien, ayant pour but de faire partager l'idéal poétique au plus grand nombre et de le sensibiliser à cette fonction primordiale de changer son regard sur le quotidien. Comédienne, elle ne cesse de défendre la poésie, notamment celle des maîtres qui ont su en leur temps l'encourager dans sa carrière poétique : L. Sedar Senghor, Guillevic... se produisant sur diverses scènes, dont le théâtre de L'Aventure à Ermont (95), Paris, La Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon, le festival off d'Avignon...

 

Jeannine Dion-Guérin a été la réalisatrice littéraire du Concours poétique international pour la commémoration du Centenaire de Vincent Van Gogh, en 1990, à Auvers-sur-Oise et de l'anthologie, ouvrage d'art numéroté : VINCENT, de la toile au poème.

 

Elle a représenté la France à la Journée internationale de la Francophonie "L. S. Senghor vu par l'Europe", Espace Senghor, Bruxelles, jeudi 30 mars 2006.

 

BIBLIOGRAPHIE

Et que la joie demeure, illustrations de Wilfrid Ménard, Éditinter, 2020, 194 p.

Lumière des mots : poèmes de Jeannine Dion Guerin sur des tableaux de Casimir Farley, préface de Michel Bénard, Editinter, 2018 (ISBN 978-2-35328-188-6)

À l'ombre du baobab : rencontre du poète Léopold Sédar Senghor, présentation de Henri Arphang Senghor, Editinter, 2017, 257 p. (ISBN 978-2-35328-170-1)

Il fait un temps de tournesol, préface de Michel Bénard, photographies de Dominique Goutal-Guérin et de Michèle Lacker, Editinter, 2015.

Offre-moi ce oui… , voix et poèmes Jeannine Dion-Guérin, musique et guitare Alain Richou, ill. Wilfrid Ménard, [Eaubonne, RPS-Repro], 2014.

Les sabots de bois vert : hommage au poète Guillevic, dessins de Wilfrid Ménard, Editinter, 2010.

Petite suite pour une convalescence, illustrations de Wilfrid Ménard, Editinter, 2008.

Escale à Kélibia,illustrations de Id Yakoubi, [impr. Eaubonne, RPS-Repro], 2008.

Les étoiles ne sont pas toutes dans le ciel, [impr. Eaubonne, RPS-Repro], 2007.

L'écho des nuits, illustrations de Casimir Farley, préface de Maurice Lestieux, Editinter, 2007.

Sablier des Métamorphoses, illustrations de Wilfrid Ménard, préface de Jean Joubert, Editinter, 2005.

Le tracé des sèves, 1993, réed. Editinter, 2003.

Le Signe, quel signe ou le guetteur immobile, illustrations de Jacky Duyck, Editinter, 2002 .

Jeux d'osselets, Le G.E.A.I. bleu, la Centaine, Vaison, Bruxelles, 1998.

De chair et de lumière, Namur, Ed. de l'Acanthe, 1997.

Brève la migration, Namur, Ed. de l'Acanthe, 1996.

Mines de fond, Bruxelles, Les Elytres, E. Kesteman, 1994.

Eclats de soleilillustrations de GEB, [La Ravoire], GAP, 1989. 

Le sang des cailloux, [impr. Pierrelaye, Presses d'Offset 14], 1987.

L'amande douce amère, [impr. Pierrelaye, Presses d'Offset 14], 1985.

VINCENT, de la toile au poème : hommage à Van Gogh pour son Centenaire, Auvers-sur-Oise, Connaissance de l'art par la poésie, 1990 (Prix René Arcos au Forum des poètes 1994) (ISBN 2-9504234-0-X) (ISBN 978-2-9504234-0-5)

A l'usage des Enfants :

Mélodie sous la mer.

Babirime.

 

 


 

Page créée le 24.09.2008

Dernières maj de cette page : 15.04.2020, 20.05.20

 


 

 

 

 

 

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15 avril 2020

Et que la joie demeure

 

Et que joie demeure

Et-que-la-joie-demeure-4ecouv - Copie (2)

Et que la joie demeure, illustrations de Wilfrid Ménard, Éditinter, 2020, 194 p.
ISBN 978-2-35328-196-1 (20 €).

 


Pour l’acquérir, vous pouvez adresser un chèque de 20 euros, plus 6 euros de frais de port, libellé au nom de Jeannine Dion-Guérin, à l’adresse suivante : 77 bis rue des Chesneaux Bât D, 95160 Montmorency (envoi dès réception de votre règlement).

 

Pleurer, se révolter mais unir toutes expériences, joies, peines, jouissances, en un bouquet unique de poésie. Ce livre se veut « hymne à la Joie » rythme plus que notes. Est-ce la raison pour laquelle un lecteur qualifie son écriture de : « plume incarnée dans une rythmique d'Andante romantique ». Ce que son auteur, ayant travaillé avec de nombreux peintres, complète en disant : « sous le signe du pinceau ».

 

 EXTRAITS

À Louis Delorme, poète

Le « Saut de l'ange »

Mon frère d'âme, frère d'armes devrais-je dire,
je franchis ton poème avec la pudeur qui convient
puisque parler de toi, c'est un peu parler de moi.

La pratique nous a menés vers cette quête
lyrique et résolue que l'on dit poétique.

Nos souvenirs, les mêmes, tantôt nous rabrouent
tantôt nous submergent de leur flux révolu :

le trop-plein d'enfance, galoches et noir tabiler
taloches à foison bien ou mal distribuées
alertes fulgurantes, nourriture rationnée,

lot de ceux ayant vécu la « drôle de guerre ».

Marionnettes d'une scène improvisée
nous avons assisté au procès d'un univers

dépassé par son prochain devenir,
condamné s'il échoue à se renouveler.

***

Du passage

Qui ose les mots de l'amour
osera les mots de la mort

Qui contemple les feux du levant
se grisera de l'or du crépuscule

Qui se risque à la source
apprivoisera l'embouchure

là où tous méandres se confondent
se fondent au sable ou aux galets.

***

Lettre à mes médecins

Messieurs de la Faculté,

Laissez-moi la liberté de disposer
de mon corps, espace de jouissance
et d'exultation du coeur et de l'esprit.

Fichez la paix à mes bactéries

qu'elles aient tout loisir de se planquer,
circuler au sein des diverticules
ou appendices répertoriés par vos rayons.

Laissez-les s'ébrouer gaiement, à leur gré
faire gros dos, patte douce, tendre museau

afin qu'elles puissent à vous comme à moi
prouver qu'elles participent utilement
à l'unité, diversité, complexité du Vivant.

 

Etoiles filantes

Il en est des écrits
comme il en serait
de vierges folles ou sages

Éprises de ulgurance
certaines filent le cosmos
d'une traîne en mouvance

d'autres méditatives
en appellent au ciel gris

qui se réfugie se refusant
à toute investigation

 

 

 

 

 


Mise en ligne de cette page : 18.04.20. Maj 25.01.20. 


14 avril 2020

Offre-moi ce oui… : extraits

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photo du cd jpg

 

Jeannine Dion-Guérin, Offre-moi ce oui…, voix et poèmes Jeannine Dion-Guérin, musique et guitare Alain Richou, illustrations Wilfrid Ménard, [Eaubonne, RPS-Repro], 2014, 31 p. + 1 CD encarté. ISBN 978-2-9532241-1-5. (16 €)

 

« Trois disciplines artistiques ont contribué à la réalisation de ce livre-CD : musique, illustration et poésie. Mais quelle place peut tenir cette dernière dans une époque de matérialisme dominée par le pouvoir de l'argent et de la technique ?
A la question "pourquoi la poésie, totalement ignorée par la plupart, possède-t-elle une importance vitale pour ceux qui la pratiquent ?", personne, pas même le poète, ne peut répondre. En chacun de nous, pourtant, la même nécessité d'avancer dans ce "Connais-toi toi-même" qui fait progresser l'humain... La poésie n'en serait-elle pas une voie privilégiée ?
Qu'importe mon frère que tu n'aies rien à donner pourvu que tu offres à tous "ce peu que tu es, ce rien que tu as".
Alors, offrons ce OUI
à l'Amour, à la Nuit, à la beauté de l'Art et de la Nature, ce OUI à l'ineffable Chant de la Terre... »

 

EXTRAITS

J'ai trop de musique dans la tête

J'ai trop de musique dans la tête
Au creux des yeux trop de vols furtifs
D'oiseaux-mouches à robe de moire
Trop d'éclairs
Papillonnants métallisés
Zébrant le ciel argenté
De ma mémoire
Pour que tu germes
Poème
Fleur vierge
Etoile du sillence
Dans la forêt dense
De mes souvenirs

Et puis surtout
Il y a Toi
Ombre parmi les ombres
Long poème pétri d'ébène
Inviolable et secret
TOI
Perpétré à longueur de temps
A langueur de mots
Dans l'emphase creuse
De mes phrases

***

Laisse parler les pierres

Ecoute le silence
Qui voit germer les pierres
Accueille la mouvance
Des givres du matin
Unissant la cadence
Du long pas incertain
Au rythme d'un hiver
Feignant l'indifférence

Ecoute le silence
Qui fait saigner les pierres
Eprouve la distance
Du sol jusqu'à la main
De l'essentielle naissance
Au nécessaire destin
Mesure l'inutile
De l'éphémère souffrance

Et que murmurent les pierres
Elles ont tant à dire
Depuis des millénaires
Qui les voudraient tarir

Que leur durable aisance
Fertilise la terre

Effeuille le silence
Laisse parler les pierres

***

Offre-moi ce Oui

Offrons de nos vies l'acquiescement
et ce OUI
qui module l'échine et caresse le dos

le OUI de liberté
des murs après l'assaut
le OUI de la tendresse
hermine sous la peau

Offre-moi de ton OUI le chant originel
musical soubresaut
qui du Centre révèle
les partitions du Tout
le OUI des pourquoi pas
le OUI des après nous

Au clavier inédit
des résonances intimes
le souffle de la flûte
et le tam-tam des mots
messagers de la nouvelle

De nos sangs offrons-nous
la pause intemporelle

***

 

 

13 avril 2020

Vincent : de la toile au poème

 

Vincent-toile-au-poème

Jeannine Dion-Guérin. Ed., Vincent : de la toile au poème : hommage à Van Gogh pour son Centenaire, Auvers-sur-Oise, CAP, Connaissance de l'art par la poésie, 1990, 228 p. (ISBN 2-9504234-0-X) (ISBN 978-2-9504234-0-5).

Projet réalisé sous la Haute Présidence de Monsieur le Président Léopold Sédar Senghor, membre de l'Académie Française. Sous le patronage de l'Association pour la Célébration du Centenaire de la mort de Vincent van Gogh, Auvers-sur-Oise. Prix René Arcos au Forum des poètes 1994.

Vincent van Gogh vécut les deux derniers mois de sa vie à Auvers-sur-Oise où il repose depuis le 30 juillet 1890. Parmi les nombreux ouvrages qui lui sont consacrés, aucun ne fait état, à notre connaissance, de la poésie qu'il a su inspirer. Cette anthologie du Centenaire a donc pour but de rassembler des poètes ayant écrit préalablement sur le peintre ainsi que ceux désireux de lui rendre hommage par le biais d'un concours international clos le 30 juin 1989.

***

Tardives moissons

L'attente
aux yeux verts
Poète

percute
la nudité bleue des nuits


quelque joyau d'étoile
cisèle
encore ton regard

Elle s'effile
à pierre d'or
en la faux du visage
aant que ne se présagent

les barbes rousses
de l'EPI

Jeannine Dion-Guérin
d'après le portrait d'Eugène Boch dit "le poète" de Van Gogh, Musée d'Orsay, Paris

Van-Gogh-Portrait-d-Eugene-Boch

 

***

Champ de blé aux corbeaux. Auvers. Juillet 1890

Langue étrangère de la solitude
comme un chemin abrupt
à l'écho de la mort

comme ces mots qu'il nous faut retenir
à l'heure où les corbeaux
veillent les marches de l'exil.

On parle du ciel comme d'un orage
assombrissant l'aveu et l'oblongue lumière

Bleu d'encre  Bleu d'effroi
pays dévasté du souvenir

Mais où sont les dons de l'été
la chair du jour, les bruissements de la mémoire ?

Les blés ont alerté le cri
pour déchirer les limbes de l'attente

Ils rêvent de la mer après la mort

et plus loin encore

le silence peint au couteau.

Régis Louchaert, 1er prix poésie libre

***

 

 

 

 

Plain chant

à Nathalie et Michel

De ta flèche tu vises
le clocher de la cathédrale
et l'éclabousses de ton sang

      Soleil levant

Je t'invite à l'ombre sommaire
Délaisse les ors de l'orient
au profit des magies secrètes
irriguant les voûtes du dedans

Nid moins clinquant qu'éclairent
Des arcs-en-ciel mouvants
Vitrauux vibrant d'une eau telle
qu'elle ébranle nos incertitudes

De la pierre s'élève alors
ce kaléidoscope émouvant
de couleurs et de chants
qui interpelle l'Eternel.

Jeannine Dion-Guérin, inédit du 17.12.2011

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Escale à Kelibia : extraits

 

Escale-a-Keliaia-couv

Jeannine Dion-Guérin, Escale à Kelibia, illustrations de Id Yakoubi,
[Eaubonne, RPS-Repro], 2008 (ISBN 978-2-9532241-0-8)

Ces textes ont été inspirés par un séjour d'une semaine en Tunisie. Ne pas chercher dans leur contenu un regard touristique mais l'espace privilégié d'un rêve en sa liberté.

Tunis aéroport

Ainsi que neuves épousées
les villes se trahissent
par des parfums intimes

qu'elles réservent à qui
s'appliquent à les recevoir

Bruxelles, odeurs de gaufres
Marseille, relents insolites des marés
Paris, impudentes sueurs des foules
bigarrées

Pour moi seule et dès l'arrivée

Tunis la langoureuse

Tu distilles ton moite et persistant
secret de friture et de brick mêlés

promesse exaltante qui enivre
ceux qui s'exercent à l'identifier

***

Kelibia le port

Nid de rapace dominant la muraille
la forteresse rouge se donne
pour mission de veiller sur le port

Dans un long bercement
thoniers et sardiniers somnolent

Pressentant le crépuscule
les pêcheurs se figent
dans une méditation de toujours

de celle qui témoigne
de l'immobilité des corps

de la lente errance des narguilés

***

Hammamet

S'exaltent les fragrances
de l'ancestrale Médina

ambre au jasmin mêlé
submergé tout à coup
par des reflux d'égouts

Epices, saveurs, couleurs
arômes et pestilences

rien ne se sait neutre
sous les caprices lavandins
des crépuscules d'Orient

***

Oui demain je m'envolerai
le coeur plus embrumé
que volute de narguilé

J'interroge à l'avance
la pesanteur du ciel prophétique

S'affole mon âme
sous l'amoncellement
des dunes et sables à oublier

 

***

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Les Étoiles ne sont pas toutes dans le ciel : extraits

Les étoiles ne sont pas toutes dans le ciel

Jeannine Dion-Guérin, Les Étoiles ne sont pas toutes dans le ciel,
illustrations de Marie-Geneviève Simon-Ballou,
[Eaubonne, RPS-Repro], 2007, 40 p. [+ 1 DVD inédit]

 

EXTRAITS

De nos origines,

Je te sais gré, modeste algue bleue
d'avoir ouvert notre passage sur terre

facilité en son temps la mutation
du végétal en mammifère

métamorphosant le silence
d'univers en un immense cri

Primaire bactérie je te sais gré
d'avoir longtemps musé
dans ton destin aquatique

pour mieux sélectionner
la lymphe et le sang

Merci à toi, Originelle mère,
de nous avoir fait don du vivant

et de ce qui de lui pleure
et de ce qui de nous jouit

***

Semonce de la nuit,

Vous me dites retrait
alors que je suis vie

Depuis que le monde est monde
j'offre mes étoiles à votre imaginaire
Est-ce de ma faute si vous vous détournez ?

Dépendants de vos écrans et de ce virtuel
pourvoyeur de fantasmes à bon marché

à vos yeux il pèse plus de poids
que les présents de ma réalité

Gens de cette terre
pourquoi m'avoir écartée ?

Nourrissez-vous de mes eaux souterraines,
trésor à bon marché, dévorantes pierres
Ouvrez-vous à ma nuit, délaissez les faussaires

Vos yeux, votre souffle, ma chair
s'en trouveront soudainement élargis.

***

Aube comtadine,

Avant que grillons et cigales
ne confisquent le silence de l'aube

viens près de moi te ressourcer
TOI le passant de mes nuits

Au sillon d'un tronc tavelé
s'ensuque un chagrin de résine

Une pie grièche, notes à notes
s'émoustille à le consoler

Rédempteur un présent d'aurore
fomente ses primes scintillements

Il se teinte, souche après souche
de la verdeur aigre-douce
« des vergers de Vincent »

***

Échange

Inviter l'humble noisetier
à méditer les mots du tremble

même s'ils paraissent hésiter

Suspendre à chaque feuille
un éphémère abécédaire

sublimé par les vents

Faire de l'arbuste qui se tait
l'auditorium d'un long poème

et de l'oiseau blotti au faîte

          son maestro

***