Le blog de Jeannine Dion Guérin

01 mai 2019

Brin de muguet 1.5.19

Brin de muguet,

Petit bonheur dérobé

à l’ombre des forêts

trop longtemps espéré

et si vite cueilli

 

confie-nous le secret

de tes boutons fragiles

 

de ce parfum discret

qui s’emploie à perdurer

après que de nos mains

prédation fut orchestrée

 

Comment après telle forfaiture

peux-tu sans rancune nous offrir

cette odeur dont la subtilité

demeure au-delà de ta mort ?

 

IMG_5164-muguet-redim

 

Posté par jeanninedg à 18:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


17 février 2019

De L’écho des nuits à Lumière des mots

J'ai lu et relu en tous sens "Lumière des mots", éblouie par la beauté et la profondeur de ce vrai livre d'artistes aux facettes et aux échos multiples. "De la toile au poème" (cf. l'anthologie "Vincent, de la toile au poème", 1990), « de tableaux en tableaux, de rimes en versets », un fructueux et intime dialogue entre la poète Jeannine Dion-Guérin et le peintre Casimir Farley se noue, inauguré de très longue date à la faveur de leur rencontre tutélaire autour de Van Gogh et de son idée de phalanstère d'artistes en vogue au 19e siècle et issu des théories utopiques de Charles Fourier sur la société.
En 2007, Jeannine Dion-Guérin publie "L'écho des nuits" (Editinter) avec des illustrations (en noir et blanc) de Casimir Farley. Une douzaine d'années plus tard, "en progression du noir et blanc vers la couleur lumineuse"  ainsi apparaît le passage de "L'écho des nuits"  - "cette longue nuit des mots", à "Lumière des mots" (où est à nouveau reproduit, mais en couleurs cette fois, le tableau "La ronde" utilisé en illustration de couverture pour L'écho des nuits). Prophétique écho des nuits où Jeannine Dion-Guérin écrivait déjà : "dans la lie du néant reconnu, accompli / tu découvriras la lumière du monde". Dans "Lumière des mots" les tableaux de Casimir Farley n'"illustrent" plus seulement le livre, mais sont devenus féconde source d'émotions et d'inspiration poétique, l'alliance de la poésie et de la peinture faisant ici jaillir une "de ces "oeuvres interactives qui, seules, méritent précisément l’appellation de "livres de dialogue" (Frédérique Martin-Scherrer).
Les deux livres m’apparaissent comme la matérialisation symbolique du thème de "Janus, dieu aux deux visages", "d'une face l'autre modelée / aimantée par la lumière / par l'ombre tourmentée". Nombre de tableaux de Casimir Farley rendent visible cette dualité essentielle d'"harmonisation des contraires" jusque dans les étonnants portraits du poète qui figurent à la fin de "Lumière des mots".
Sept portraits, comme autant de « facettes authentiques » (Murakami), mais où s’entrelacent subtilement la personnalité du poète et celle du peintre, où jeux de masques et de réfraction amènent à se poser la question : « De qui te sens-tu le plus proche ? / de la réalité ou de la copie ? » Mystères et secrets, rébus, énigmes, signes à décrypter, constituent la toile de fond de la quête spirituelle des deux artistes ; enfin, après une dernière "question posée" vient enfin la "question résolue" avec ce regard confiant et serein de Jeannine levé en "lumière ascendante" vers le ciel, comme si la réponse résidait vraiment dans la "résolution de la lumière", c'est-à-dire le triomphe de l'art et de la poésie annoncé dans "L'écho des nuits" : "Dès lors la poésie triomphera, plus irradiante qu’un plein jour ! ou : "les mots sont des réverbères L’Allumeur, c’est l’émerveillement", ce que proclame autrement "Lumière des mots" :
"Le Beau existe
Dissimulé dans les interstices de ma parole à la tienne
duvet d’oiselet frondeur déposé sur ton front
Dans l’étoile noyée d’eau des regards éblouis
Arc-en-ciel du bonheur né d’orages et de pluies"

Il y aurait tant à dire encore, à "décrypter" dans chaque poème et chaque tableau de "Lumière des mots" pour en percevoir "la muette mélodie / sorte de symphonie dérobée à Mahler ?", encore une référence inter- ou extratextuelle troublante à "L'écho des nuits" et au poème "Le chant de la terre" si l'on se souvient du 6e Lied de cette quasi symphonie de Mahler (L'Adieu), qui commence par un coucher de soleil et se termine par ces mots : "Partout, la terre bien-aimée    
Fleurit au printemps et verdit à nouveau !    
Partout et éternellement, les lointains bleuissent de lumière !    
Éternellement… éternellement…"

"Se multiplient les Signes"... Dans "Lumière des mots", ils résonnent d'échos en échos, chorégraphiés par Casimir Farley, "Ébloui(s) aux cimaises / De l’éternel Printemps"... quand "s'exalteront de couleur exulteront le noir, le gris comme le blanc nacré" ... "toutes terreurs apaisées / degrés après degrés / aborderont sereinement /le karma de l’éternité !"

Jeannine Dion-Guérin tend sans cesse vers le désir de s'émerveiller, de « célébrer la vie » , de rendre « hommage au Vivant ». Elle « célèbre la grand-messe de la nature », défend l'Humain « malgré l’âme de porcelaine et ses ondes de séisme » et dit résolument « NON à la violence ». Elle chante la beauté de l'Univers, dont témoigne la plus petite « fleur des prés épanouie à la bonne heure / refermée à la minute dite » (De la destinée).
Elle rejoint Casimir Farley dans sa "recherche spirituelle" en composant avec lui ce magnifique livre d’artistes rempli de paroles lumineuses comme des gemmaux n'ayant "pour mission terrestre / que de raviver vivifier / l'humaine espérance". Il s’agit bien d’un « dialogue en profondeur engagé par quelques téméraires aventurés si loin dans le don d’eux-mêmes à un proche, à un autre, à un égal, qu’ils ont matériellement précipité dans un volume un peu de l’éclat qui escorte sur la terre les " amitiés stellaires " (Nietzsche)  ». (François Zenone et Yves Peyré, "Les peintres et les livres", exposition, Centre régional dʹart contemporain Midi-Pyrénées, 1990).

Nathalie COUSIN, février 2019

11 décembre 2018

Lumière des mots - Joyeux Noël

 

Chers amis,
A tous un Joyeux Noël.

Si le coeur vous en dit, rejoignez mon site. Vous y trouverez la présentation de mon dernier livre "Lumière des mots", peintures de l'artiste américain Casimir Farley, textes de l'auteur. Beau livre et idée de cadeau.

lumiere-des-mots

Voir ci-dessous les modalités d'acquisition.*
 
D'autres titres au choix sont disponibles dont "A l'ombre du Baobab" 
 Préface de Son Excellence Henri Arphang Senghor, neveu du président-poète du Sénégal  Léopold Sédar Senghor,  Académicien Français. il traite du souvenir émouvant de notre rencontre et de sa correspondance échangée.
_ 20e,  260 pages, lettres et photos en noir et blanc et couleur.

http://jeanninedion.canalblog.com/archives/2018/08/29/36664119.html
Commande des ouvrages:
* Envoi dès réception d'un chèque de 20e, plus frais d'envoi 6 €, pour l'un comme pour l'autre, à l'adresse suivante :
 
Dion-Guérin Jeannine 77bis rue des Chesneaux  Bât.D  95160 Montmorency
 
Merci de votre attention
 
Jeannine Dion-Guérin

07 novembre 2018

Lumière des mots : quelques "ressentis"...

Très beau, ton ouvrage sur le peintre Farley : tu gagnes toujours plus en profondeur de pensée, si je suis autorisé à le dire !
 (Pierre Guérande, mail 02/11/2018)






Posté par jeanninedg à 13:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


16 octobre 2018

A l'ombre du baobab : présentation à la Médiathèque de Jeumont

 LA MÉDIATHÈQUE DE JEUMONT et LA PLUME VAGABONDE auront l'honneur  et le plaisir d'accueillir, nous venant de l'Île de France,  Madame JEANNINE DION-GUERIN, auteur de plus d'une vingtaine  d'œuvres, poète, peintre et actrice, qui a eu le bonheur et  l'honneur d'entretenir une amitié de plusieurs années avec le  poète _Léopold Sédar Senghor _et qui, à l'occasion du 110ème  anniversaire de la naissance de ce grand homme(2016), a publié  l'ouvrage que nous présenterons, _«A L'OMBRE DU BAOBAB», _coup  d'œil jeté sur la Négritude et les vies entrecoupées de cette  femme de lettres et d'Art et de ce meneur d'idées, écrivain hors  normes ! Sera aussi présenté le dernier ouvrage poétique de  JEANNINE DION-GUERIN, _«LUMIÈRE DES MOTS», _poèmes écrits sur  les tableaux de Casimir Farley, peintre américain né dans le  Minnesota : un duo d'âmes plein d'harmonie et d'amitié !

JEUDI 18 OCTOBRE À PARTIR DE 19H30

ENTRÉE GRATUITE. BIENVENUE À TOUS !

Renseignements et réservations : 0032 71 556987 et

 LAPLUMEVAGABONDE@GMAIL.COM [1]

L'EQUIPE MÉDIATHÈQUE.

 

 Médiathèque de Jeumont

 Rue de la Gare

 59460  JEUMONT

 03 27 58 13 54

 

 _Retrouvez-nous sur notre blog :_

 www.lamediatheque-jeumont.fr [2]

 

 _Consultez notre catalogue en ligne :_

 www.mediatheque-jeumont.fr [3]

21 septembre 2018

"Qui dit que la poésie ne mène nulle part ?" Rencontre dédicaces avec Jeannine Dion-Guérin

Samedi 22 septembre 2018
Montmorency

En partenariat avec la librairie "Le Connétable", la bibliothèque Aimé Césaire accueille Jeannine Dion-Guérin pour parler poésie en posant la question : "Qui dit que la poésie ne mène nulle part ?"
Une rencontre qui s'annonce passionnante !

Vous aurez ainsi l'occasion de rencontrer notre auteure que le Journal de François a mis à l'honneur fréquemment :

Jeannine Dion-Guérin évoque sa vie, Vincent Van Gogh, Léopold Sédar Senghor : rencontre émouvante à Enghien avec une femme exceptionnelle !
> article

"A l'ombre du Baobab" : Jeannine Dion-Guérin, poétesse de Montmorency, dévoile sa correspondance avec Léopold Sédar Senghor.
> article

Samedi 22 septembre 2018 à 17h30 - Bibliothèque Aimé Césaire 8 rue du Marché Montmorency - Entrée libre sur réservation au 01 39 64 05 34.

jdg

 Source : Journal de François

 

29 août 2018

Lumière des mots : invitation à la présentation 15.9.18

Lumière des mots : poèmes de Jeannine Dion Guerin sur des tableaux de Casimir Farley,
Préface de Michel Bénard, Editinter, 2018. ISBN 978-2-35328-188-6 (20 €)

http://www.editinter.fr/dion.html

 INVITATION

Capture-lumiere-mots-couv

Capture-lumiere-mots-page-faux-titre

Capture-invitation-casimir-15

 

Lumière des mots : annonce parution

Lumière des mots : poèmes de Jeannine Dion Guerin
sur des tableaux de Casimir Farley,

Préface de Michel Bénard, Editinter, 2018. ISBN 978-2-35328-188-6 (20 €)
http://www.editinter.fr/dion.html

ANNONCE DE PARUTION

 

Capture-lumiere-mots-annonce-bnf-ok

05 février 2018

A l'ombre du baobab : recension

Jeannine Dion-Guérin, À l’ombre du baobab : rencontre du poète Léopold Sédar Senghor, présentation de Henri Arphang Senghor, Éditinter, 2017. ISBN 2353281702 - 20 € (+ 6 € de port). – Contact : guerin.jeannine@sfr.fr (77 bis, rue des Chesneaux, Bât. D, 95160 Montmorency). http://jeanninedion.canalblog.com/


 

NOTE DE LECTURE
« Confidences d’une “Étoile de l’Aube 1
dans la senghorienne nuit du baobab »

par Nathalie Cousin


 « À vous, lecteur, la liberté et le choix
de votre ressenti personnel… » (p. 159)

Ce livre étonnant, voire détonnant, est le récit de la rencontre entre une poétesse française, ex-directrice d’une école maternelle, et le Président poète Léopold Sédar Senghor, un des chantres les plus illustres de la « Négritude ».
À l’ombre du baobab  diffère en effet de tous les écrits sur Senghor que nous connaissons. Avec un « affectueux respect » (p. 146) mêlé parfois d’une pointe d’humour primesautier, Jeannine Dion-Guérin nous offre un témoignage émouvant et inédit à travers une vision très personnelle :
« Plus qu’à l’écrivain, c’est à l’homme attentif et simple, à l’homme ouvert, à “ l’honnête homme ” au sens ancien du terme, que j’ai choisi de rendre hommage » (p. 234).
Pour faire la genèse de sa rencontre poétique avec Senghor, elle doit remonter le cours de l’intranquille fleuve de sa propre vie « en recourant au besoin à l’introspection » (p. 77). Semant un à un ses cailloux de Petit Poucet, elle commence donc par le récit de son enfance, marquée par la mort prématurée de sa mère, puis de son père. Ce double traumatisme va être à l’origine, plus tard, de sa vocation de poète et notamment de la découverte du « pouvoir résilient de la poésie » (p. 146). Dans A l’ombre du baobab, elle « [s]’attèle à tant d’apparentes contradictions, celles qui soulignèrent la singularité de [s]on enfance, son complexe d’abandon et son long périple de résilience. Oui ce récit est bien la conquête du Père » (p. 100).

C’est lors du Congrès international de Poésie à Marrakech en 1984 où est présent Senghor, qu’elle prend « conscience de [s]on étonnante proximité avec la poésie africaine » (p. 54).
Quelques années plus tard, en 1990, elle décide de monter un grand concours international autour de Van Gogh, reliant art et poésie, et elle ose écrire pour la première fois à Senghor pour lui demander s’il accepterait que ce projet soit placé « sous son haut Patronage ». Senghor lui ayant répondu favorablement, cette expérience devient le point de départ d’une correspondance amicale, fidèlement entretenue jusqu’à la mort de Senghor en 2001.

Un des intérêts du livre de Jeannine est bien la publication de ces échanges épistolaires inédits qui témoignent de leur « complicité poétique » (p. 75) et de la « modestie bouleversante » (cf. Maurice Druon cité, p. 142) de Senghor lui-même. Quel plus beau compliment pouvait-elle recevoir de la part de celui qu’elle considère désormais comme son « guide spirituel » (p. 147) et son « Père symbolique » (p. 231), quand il reconnaît dans tels poèmes de Jeannine sa propre conception de la poésie nègre africaine : « une image ou un ensemble d’images analogiques, mélodieuses et rythmées » (p. 98), « phrase qu’il complète dans un autre de ses écrits : “  Je dis analogiques parce qu’ici […] les images sont plus que symboliques. La relation entre signifiant et signifié n’est pas seulement pensée ; elle est sentie jusqu’à l’identification. Elle est chantée, rythmée, dansée. Je dis : ‘vécue’” » (p. 118).  

Cette question des images analogiques est une des clés fondamentales pour comprendre, ou plutôt ressentir, la poésie de Senghor, comme celle de Jeannine. Celle-ci se défend de vouloir faire de l’analyse littéraire. Elle préfère citer des extraits de poèmes et en livrer son « ressenti personnel », ainsi pour Congo, poème sur lequel elle reviendra plusieurs fois : « C’est qu’il me parle, qu’il me chante, m’enchante, me danse, m’embrase et m’émeut. Oui, tout cela à la fois ! Vive l’élégie ! » (p. 177). Elle note « ces pages d’exultation, de sensualité triomphante qui empruntent le pudique travesti habituel des images, tout en leur offrant une incarnation débordante sous le couvert des “ analogies  ” chères à l’auteur, celles que lui suggère l’eau du grand fleuve, maternelle matrice avant de devenir l’Amante » (p. 178).

Cependant, les analogies ne doivent pas faire oublier les différences.
À ce sujet, une remarque de Francis Ponge nous paraît intéressante dans notre contexte : « Les analogies, c’est intéressant, mais moins que les différences. Il faut, à travers les analogies, saisir la qualité différentielle2.  »
En effet, le premier titre donné par Jeannine à ce livre en hommage à Senghor était : « Vous disiez Différence ?3  », « ce mot qui permet de distinguer une entité d’une autre, mot plus souvent employé pour diviser que pour unir » ((Henri Arphang Senghor, p. 11). Mais avec Jeannine Dion-Guérin, l’aspect polémique s’efface au profit du respect de la différence.

Une des grandes originalités du livre de Jeannine est de faire dialoguer les poèmes de Senghor et les siens, à la manière de « chœurs alternés » africains.
Jeannine partage avec Senghor des thèmes (images simples) privilégiés tel que l’Arbre identifié à l’Autre, le fleuve identifié à la femme (Congo), la Nuit, l’Ombre et la Lumière, etc. Plutôt que d’établir des comparaisons raisonnées, il s’agit plutôt d’exprimer, « d’échos en échos », de signes en signes, des émotions et des sentiments liés aux images, de faire sentir le rythme, la musique, pour « que dansent les mots » (p. 241), que « le Verbe [se fasse] chair » (p. 92), soit « poésie du sens et des sens » (p. 222).

Tout au long d’À l’ombre du baobab, à travers sa lecture de Senghor, Jeannine « [s]’interroge sur [s]a propre négritude »  et finit par s’assumer pleinement « dans [s]a peau de négresse blanche » (p. 76). Elle va même plus loin en généralisant : « D’où qu’il vienne et d’où qu’il soit, chacun doit faire face à sa “ Négritude” qu’elle soit d’âme, d’origine ou de culture… » (p. 159).

Ainsi, par le jeu entre les analogies et les différences, le métissage et l’ « union des contraires » (p. 230) ouvrent « la voie du “  Connais-toi toi-même ” » (p. 231).  En écho, à nouveau, nous nous permettons de citer Francis Ponge : « Quant à moi, l’idée de ma différence me suffit, et le plus important me paraît être d’accepter, de bien connaître et d’aimer sa différence, de la vouloir4.  »

Jeannine Dion-Guérin retient du message de Senghor la nécessité d’un engagement : « Être poète, c’est d’abord vivre en poésie, en témoigner, s’engager par nos actes et nos écrits » (p. 150).
Elle partage avec lui les mêmes valeurs humanistes : communication, paix, dignité, fraternité, amour universel, espérance, respect dû aux ancêtres et aux morts.

« L’oralité [faisant] partie de [s]es passions depuis toujours. » (p. 133), elle multiplie les occasions de parler de Senghor, de déclamer par cœur ses poèmes sur des scènes de théâtre, de cabaret ou ailleurs, parfois accompagnée de musiciens griots, de faire également des conférences, des émissions de radio, et bien d’autres actions poétiques.
Tout ceci lui a valu, en 2010, parmi d’autres honneurs et distinctions, le Prix européen francophone de poésie Léopold Sédar Senghor.

Quel chemin parcouru, de la « poétesse anonyme » de ses débuts, à la poétesse qu’elle est devenue, auteur d’une œuvre poétique aux multiples ramifications, dont Senghor - avec Guillevic cité en exergue d’À l’ombre du baobab  - reste une des racines premières…
« Heureux le puisatier tenant une fine baguette de coudrier si celle-ci le mène à la source ! Senghor fut mon puisatier, je n’en suis que la baguette, mais il a su me mener à la source de moi-même » (p. 204).


1. Surnom que Jeannine Dion-Guérin s’est donné à elle-même lorsqu’elle était enfant, cf À l’ombre du baobab…, p. 49.
Toutes les références de pages renvoient à cet ouvrage.

2. Francis Ponge, Méthodes, Œuvres complètes, I, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1999, p. 536.

3. Cf. Blog de Jeannine Dion-Guérin, « Présentation de  Vous disiez Différence ? », 13 juillet 2013,

4.Francis Ponge, Lyres, Œuvres complètes, I, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1999, p. 506.


Mise en ligne de cette page : 4.2.18 - Recension à paraître dans la revue Littérales.

Voir aussi sur le site de L'Ouvre Boîte à Poèmes
et dans la revue n° 110 de L'Ouvre Boîte à Poèmes (parution nov. 2018)

MAJ de cette page : 7.11.18