Le blog de Jeannine Dion Guérin

06 novembre 2011

"EN VERS ET AVEC TOUS" : spécial Léopold Sédar Senghor

"DIX ANS APRES, Léopold Sédar Senghor"
sur idfm98- radio Enghien ou idfm98.com,

le jeudi 08décembre 2011 de 13 à 14H ,
"EN VERS ET AVEC TOUS",
une émission de Jeannine Dion-Guérin.


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24 octobre 2011

Envoi du Professeur et poète belge Michel Pourtois

 Avec vous chère Jeannine Guérin, le monde de la naissance et de la renaissance. L’émerveillement et, osons le dire, les mondes de l’animiste consciente et responsable. Le regard et la voix de celle qui entretient un dialogue d’esprit à esprit avec les choses quotidiennes comme avec l’univers.

 Pas tout ça de s’émerveiller. Pas tout de recevoir passivement le choc de la nature inouïe et toujours tentée elle, par le pouvoir de l’antériorité. Il s’agit aussi bien de répondre et d’en répondre. D’égale à égale. Il s’agit donc bien d’un… agissement réciproque. L’« agir » donc du monde humain de la parole, du dialogue de voix à voix avec le divin univers, avec l’instant sacré de l’humble chose et de l’émotion qu’elle féconde.

 Et voici maintenant cet écho de la nuit ! Chrysalide de tous les possibles, la nuit génitrice en effet d’elle-même autant que du jour. Rêve non seulement de papillon mais d’envols fantastiques, libres, imprévisibles. Chrysalide. Attente sombre dans le pharamineux silence des étoiles. Patience au travail du devenir. Ontogenèse persévérante des ailes dans les usines secrètes du vouloir. Vouloir d’espace, vouloir de temps. Poème donc. Votre poème, le vôtre – rivière généreuse. Chant ininterrompu jusqu’à la rupture de l’écorce, jusqu’à la naissance enfin du papillon – de la superbe et nécessaire vanesse, séchant au soleil ses voiles et tremblant à l’arrimage des joyaux.

 Je le lis ce poème d’un tenant, d’une voix qui garantit l’unité dans le devenir constant. Je le relirai encore. Souvent. Merci.

 Michel Pourtois

 

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15 juin 2011

Citation : Andrée Chedid

La devise de Jeannine :

"En vérité, nous ne vivons que de l'amour à vivre."

(Andrée Chedid)


 

 

 

 

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27 février 2011

Témoignage

 Car il faut bien en parler,

 

La poésie, cet art que les médias voudraient séparer des autres et qui pourtant les contient tous, cette culture ignorée des éditeurs comme des critiques parce que pas assez rentable, et par voie de conséquence délaissée de ses lecteurs, effectue parcimonieusement son retour par l’effet de quelque pulsion pour ne pas dire pulsation cardio-rythmique saisonnière nommée « Printemps des Poètes », sorte d’aumône destinée à donner bonne conscience aux responsables politiques d’une époque mouvementée.

Loin le temps où un film osait mettre en scène Philippe Noiret dans le personnage  du « Facteur », traitant ainsi de l’exil de Pablo Neruda… Oublié son immense succès et plus encore l’audace d’un parfumeur donnant à sa marque réputée le nom de « Poême », dont il ose souligner la fragrance d’un accent circonflexe ainsi que battement d’aile d’hirondelle recouvrant l’espérance du retour à ses nidations…

Pourtant quelques résistants, d’ailleurs pas seulement poètes, continuent d’œuvrer à la maintenir au-delà de quinze journées par an, en dépit du mépris général.

A ceux-là, au combat qu’ils mènent dans l’indifférence de la plupart de leurs contemporains, nous disons merci de bien vouloir garder « ce fer au feu » le temps que l’humanité se remette de ses continues, épuisantes, hautes déflagrations.

 

                  Jeannine Dion-Guérin


 

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22 février 2011

Juliette Decreus : Mets ton coeur dans les mots...

 

Mets ton cœur dans les mots
Et non les mots dans ton cœur
Ou alors n’en mets qu’un seul
Et que ce soit le mot AMOUR.

 

Ne secoue pas le lexique
Pour en faire tomber
Un cliquetis de mots érudits
Qui n’ont pas macéré dans ta substance

 

Ne crois pas atteindre une dimension cosmique
En jonglant avec la lune et les étoiles
Les oiseaux et les fleurs
Lieux communs millénaires
Plus éculés que les chausses du juif errant.

 

Ne prends pas les sécrétions du corps
Pour les élans de l’âme
Les faguenas pour les odeurs
Les étrons pour les cabochons
Et la brutalité pour la force.

 

Enivre-toi du monde qui t’environne
Mais ne cueille de ses reflets
Que ceux qu’a mûri ton jardin secret
Ceux où s’est coagulé
L’éphémère éternité de ton rêve.

 

Juliette Decreus
Paru dans Inédit, n° 105, octobre 1996, p. 8.
Reproduit dans le recueil d’hommage
des Élytres du Hanneton (2001), p. 3
et dans : Bibliographie de Juliette Decreus,
par André Tourneux, préface de Juliette Decreus,
Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, 2002, p. 7.

Reproduit avec l'aimable autorisation d'André Tourneux que nous remercions. 

 

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19 décembre 2010

"Les Sabots de bois vert" de Jeannine Dion-Guérin

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Parution : octobre 2010

Prix : 16 €

ISBN 978-2-35328-057-5

http://editinter.free.fr/

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12 décembre 2010

« Les Sabots de bois vert » de Jeannine Dion-Guérin : lettre de Lucie A. GUILLEVIC à Jeannine DION-GUÉRIN

Copie d’une lettre de Lucie A. GUILLEVIC, du 7 décembre 2010, après réception de « Les Sabots de bois vert », Jeannine Dion-Guérin.

Un très grand merci, chère Jeannine, pour : « Les sabots de bois vert », précieusement recueillis et si attentivement ouverts sur la vie telle que Guillevic avait appris à la vivre en poésie…

J’ai lu ces dix Suites sans poser le livre tant elles m’ont entraînée là où la parole du poète devient pour l’autre connivence, « enchantement » pour reprendre un mot cher à Senghor.

Décidément il faut savoir laisser du temps au temps et Eugène autant que Guillevic aurait été profondément touché par ces poèmes « réussis » puisqu’ils nous offrent ce que vous avez de sacré dans le cœur et que nous le partageons.

Dans quelque temps votre livre rejoindra la bibliothèque d’Eugène.qui est comble, mais à lui, je saurai bien lui trouver une place.

Bonne fin d’année. Prenez grand soin de vous. Je vous embrasse.

                                                                        Lucie Albertini Guillevic

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05 octobre 2010

Présentation des Sabots de bois vert

Les Sabots de bois vert

hommage au poète Guillevic

de Jeannine Dion-Guérin

Dans la brume entre-apparue s’entre-ouvre le recueil, jusqu’à ce que « sens suive » et se construise au fil des pages.

Comme un fil jamais rompu on retrouve les « êtres » laissés à l’ombre des pages d’un non dernier recueil, voici la bactérie, l’arbre et l’oiseau.

Les mots font entendre leur cri, cris partagés et vigoureux des mouettes, de la pie, cri silencieux du Cri. Les yeux entendent ce cri non écrit, non-dit des pierres haut levées.

Texte entre terre et mer, entre grèves et landes, entre grève et glaise dans lequel bruit le vivant de l’entre-deux. L’écume de place en plage se fait voile de mariée. Elle se fait consolatrice de l’arbre et je vois le pin-parasol qui « pleure des larmes de résine ». Mais n’est-ce pas un même malaxement de vie qui donne corps aux mots ?

Je ne crois pas « qu’il pleure le ciel de Bretagne » ; parfois il écume, parfois il s’embrume à moins qu’il ne s’enfume du tabac des crânes des bardes ou de celui des poètes qui tournent en rond sur le Chemin des Douaniers. Et qu’importe qu’ils soient hommes ou femmes puisque c’est de l’inspiration-expiration qu’il s’agit.

Au retour d’un voyage qu’on suppose de Carnac, le cri se fait tri. Les mots reprochent « à l’indocile moleskine d’être moins douillette qu’en des bras ». Pourtant le train mène au pays des rêves et je sais ces rêves-là, j’ai tant voyagé et tant abandonné de brumes sur tant de quais de gares… Mais sûrement que je n’ai pas rêvé assez fort car jamais je n’ai entrevu aux baies des convois « des spermatozoïdes enflammant des ovocytes ».

Sais-tu, chère poète, que l’autre jour venant vers toi, j’ai croisé un quadrille de pies chamailleuses qui jouaient à saute-fenêtres comme pour m’indiquer le chemin ? Etaient-ce tes pies précaires et sans-abris ?

Moi qui ne goûte ces éoliennes qui poussent partout (j’ai tort certainement), voici que j’en croise une dans tes pages ! Déjà je les entends grincer de la rouille qui les aura rongées…Mais quand elles n’y seront plus, toujours vogueront les voiles blanche « des cotres solitaires ».

Les mots, les mots dansent la gavotte, ils frappent du talon, ils bêchent la terre, terre à poèmes, terre à bonheur d’un même chant d’émerveillements. Et de ce martèlement adviennent ensemble, et le tournesol, et le blé. Celui-là, je le vois noir à cause de ses fleurs blanches et rosées.

Au détour d’un vers, Descartes, qui ne s’attendait pas à être là, se fait souffleter et nous ne pouvons qu’à peine en retenir le sourire. Et pourquoi donc se retenir ? De temps en temps, de-ci de-là, on croise des amusements de mots. Pourquoi le poème ne devrait-il être que triste et grave ? Les yeux se prennent dans leur traîne fileuse et se laissent séduire par des carillonnements.

Puis vient l’Arbre, tantôt ivre tantôt fruitier ; à peine entrevu que déjà il joue à cache-cache avec son ombre, d’elle, même « il découche » ! Et c’est bien grâce « aux lumineuses consolations de l’étoile » que le « saule octogénaire et arthritique » ne pleure pas. Puisqu’il a des amis, pourquoi sangloterait-il ?

Les vers tirant à leur fin, les voici qui nous invitent à un voyage au centre de la terre. Tâtée du doigt la biosphère se laisse chatouiller la paume, par un vers de terre qui certainement se blottissait sous la pierre guillevicienne…

Je renonce à user de qualificatifs pour ce recueil minéral-végétal, que sans doute Guillevic, à la barbe duquel je ne me suis jamais frotté, n’aurait semble-t-il pas désavoué ?

C’est un texte d’images, aussi un texte de questionnements, la nuit était-elle d’incertitude ? Le poète s’interroge encore, lui qui n’ose asséner les certitudes qu’il n’a pas, lui qui jadis réclamait « un petit rab d’amour » demande cette fois un supplément de lumière, serait-d’un renoncement ?

Non, en « brassées de voyelles » comme vol de papillons, s’élèvent les mots vers celui auquel le recueil rend hommage. Serait-ce la clé de l’armoire qui s’ouvrirait enfin, pour s’offrir une fenêtre sur les : vers-pâturages ?

                                                                                    Philippe Deniard

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23 septembre 2010

Poème inédit en hommage à Van Gogh

Sur la poudrière,

Il se peut que poème s'efface
Qu'il hésite à prendre place
Ne se sachant plus à hauteur de dire

Il se peut que le poète plie genou
S'épuise se taise sous la puissance
D'enchantement d'une saison

Enserrant de sa requête exigeante
Le faîte rougeoyant des marronniers
Et l'embrasement des toits de la cité

Il arrive que des lèvres enchantées
Regrettent de n'être pas pinceaux
Dans le but de s'atteler pleinement

Au mystère de la quête incisive du mot
Et que de l'automne la fête revendique
En pyromane averti la transgression

D'un Van Gogh, de celle qui
Sur l'instant mettrait le feu aux poudres

Jeannine Dion-Guérin, inédit, 18 septembre 2010

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18 août 2010

CONFÉRENCE A VENIR

CONFÉRENCE  DE LA SPF

AU SÉNAT

au 15 ter, rue de Vaugirard, Paris

SAMEDI 20 NOVEMBRE 2010 à 15 HEURES

Aimé Césaire
par Jeannine Dion-Guérin

Voir le blog de la Société des Poètes Français : http://espace.spf.over-blog.com/


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