La sève renaît en bout de branches

Elle sait brûler aux sommités

désirs anciens et vaines peines

Ainsi du destin de cet acacia

qui depuis tant d’années

tient le devant de la scène

malgré ses douteux jardiniers

***

Voyez ce timide bourgeon

nu et recroquevillé.

Même hors d’haleine

il a su mêler - et c’est privilège

la feuille ratatinée à l’élan

du nourrisson épris de vert

***

Si nous voulons porter

comme lui blason d’été

apprenons à naître et renaître

plus encore à nous rappeler

que si doit se présenter le temps

de la décadence, offrons-lui

au moins celui de l’arrêter