Présentation par Jeannine Dion-Guérin
de son prochain livre à paraître :
Vous disiez Différence ?

en hommage à Léopold Sédar Senghor

 


 

« Différence », un mot qui permet de distinguer une entité d’une autre, mot plus souvent employé pour diviser que pour unir…C’est pourtant par ce terme que s’engage ou se réfute toute action en devenir ?

 

Par cette question s’ouvre donc ce livre, un livre qui dès l’abord interpelle le mot et le titre, un livre qui ne se revendique ni comme un essai poétique ou littéraire, un ouvrage romancé ou non, mais tout simplement comme récit, une remise en mémoire qui autorise à mélanger les genres.

 

Dès lors l’interrogation s’impose d’elle-même tant au lecteur qu’à l’auteur, plus encore à ce dernier qui va s’engager sur la piste des « Signes » faisant souvenir et qui les animent, les imposent, les incarnent. Pourquoi partager cette quête discrète et intime avec le personnage principal de ses pages : Léopold Sédar Senghor ?

 

N’est-ce pas parce que l’auteur souhaite se consacrer tout simplement à l’Homme et à L’écrivain ? N’est-ce pas parce que ce dernier a exprimé le désir, à maintes reprises, de se voir reconnaître comme tel, avant toute autre fonction de Président du Sénégal, homme politique ou philosophe ?

 

Les « Signes » qui mènent à la rencontre s’inscrivent dès le début d’une histoire familiale. C’est que leurs retombées affectent si puissamment le futur auteur qu’elles se gravent à jamais dans le quotidien sensible de sa vie. Le fil d’Ariane lentement mais inexorablement va s’en dérouler, une complicité de mots réunira un poète de notoriété africain et un modeste poète européen. C’est aussi que leurs choix de valeurs se rejoignent : respect de l’Autre, fidélité à toute parole donnée, goût généreux pour l’honneur et l’authenticité.

 

Un outil leur est commun, écriture échangée grâce à une correspondance courtoise et réservée. Puis l’un des deux devra partir et l’autre sent la nécessité de prolonger sa mémoire avec les discrets moyens qui sont les siens : lire d’abord, puis écrire, puis dire pour rappeler l’œuvre de « Qui » a su laisser un message universel d’humanité, de tolérance et d’ouverture à ceux ayant la chance de l’espérer et de l’entrevoir..

 

C’est qu’il est toujours bon de rappeler le contenu simplifié d’un héritage que compétition et vanité humaine s’emploient depuis des millénaires à falsifier !

 

            Jeannine Dion-Guérin

 

 


mise en ligne de cette page : 13.07.13