« Je ne tremblerai plus quand le ciel blanchira »  Guillevic

 

L’aube c’est ce rien de jour vacillant sur ses gonds

ce derviche qu’on attend et qui ne se présente pas

tourbillon tremblant qui piétine en sa ronde

Qui lui désignera l’issue de ce long hiver ?

L’appel d’un klaxon précède le cri du coq

La clarté va renaître elle submergera la plaine

et ce que tu nommais nuit

deviendra poème d’un jour noirci par tes doigts

 

Jeannine Dion-Guérin, inédit

5 décembre 2013